1. Qu’est-ce que l’ergothérapie et comment est-elle appliquée à la Villa de Valrose ?
L’ergothérapie est une discipline paramédicale qui vise à aider les personnes à maintenir, récupérer ou développer leur autonomie et leur indépendance dans les activités de la vie quotidienne. À La Villa de Valrose, je l’applique en adaptant le matériel et l’environnement aux besoins des résidents. Nous avons essayons le plus possible d’adapter le matériel et l’environnement aux besoins du résident.
Je réalise des évaluations préalables et finales pour chaque résident afin de créer des plans de réadaptation personnalisés, que ce soit en individuel ou en groupe. Par exemple, je propose des ateliers de cuisine qui non seulement,; permettent aux résidents de maintenir leurs compétences motrices et cognitives, mais leur donnent également un sentiment d’accomplissement et de valorisation.
Ces activités valorisent leur participation, redonnent du sens à leur quotidien et sont souvent en lien avec leurs habitudes de vie ou de nouvelles passions qu’ils découvrent.
De plus, une partie de ma compétence concerne la formation et l’information auprès des proches aidants et des professionnels de santé de la Villa, ce qui est essentiel pour une prise en soin globale et efficace des résidents.
2. Comment êtes-vous devenue ergothérapeute à La Villa de Valrose ?
Formation/ Parcours professionnel
J’ai suivi une formation spécialisée pour devenir ergothérapeute. Après avoir obtenu mon baccalauréat avec une spécialité en physique, j’ai passé la première année commune aux études de santé PACES à Bordeaux, qui correspond à la première année de médecine. Ensuite, j’ai complété 3 ans de formation en ergothérapie, également à Bordeaux. J’ai obtenu mon diplôme en 2018 et j’ai commencé à travailler dès le mois de juillet de la même année.
Mon parcours a été motivé par un fort intérêt à venir en aide aux autres et améliorer la qualité de vie des personnes en perte d’autonomie.
Travail dans le domaine du grand âge
J’ai toujours voulu travailler avec des personnes âgées. Après l’obtention de mon diplôme, j’ai de suite orienté ma carrière vers ce public. Travailler aux côtés des personnes âgées est une mission qui m’a toujours attirée car elles ont beaucoup de choses à nous apprendre. Il est gratifiant de pouvoir les aider à découvrir le monde actuel et à améliorer leur quotidien. Depuis que j’ai rejoint la Villa de Valrose, j’ai mis en pratique mon expertise et mon désir de travailler avec ce public.
J’aime le fait qu’ils découvrent parfois de nouvelles passions et qu’ils ont beaucoup de sagesse et d’expériences à partager.
3. Favoriser l’autonomie des résidents est une priorité pour l’ergothérapeute. Comment mettez-vous cela en place à la Villa de Valrose ?
À la Villa de Valrose, je mets en place différentes stratégies pour favoriser l’autonomie des résidents. Je collabore étroitement avec l’équipe soignante pour accompagner les résidents dans leurs activités quotidiennes, en valorisant leurs compétences et en les aidant à réaliser des tâches par eux-mêmes. Par exemple, pour une personne ayant des difficultés à se souvenir des étapes de sa toilette, je collabore avec les soignants pour trouver un accompagnement qui permet à la personne de maintenir son autonomie.
J’organise également des ateliers comme :
- La cuisine
- L’épluchage de légumes, qui sont conçus pour maintenir et améliorer les capacités fonctionnelles des résidents
Ces ateliers sont réalisés en partenariat avec l’équipe soignante afin d’assurer une continuité des soins et un soutien optimal. L’idée est de proposer des activités qui ont du sens pour eux, en lien avec leurs habitudes de vie ou des activités qu’ils apprécient.
Comme exemple…
Lors des ateliers de cuisine, les résidents peuvent participer à la préparation des repas. Ils se sentent valorisés et participent activement. De plus, je travaille régulièrement avec des résidents ayant des troubles cognitifs, et pour eux, la collaboration avec les soignants est importante car ils n’ont pas toujours la capacité de se souvenir des activités que nous faisons ensemble.
Nous les accompagnons à réaliser certaines tâches par eux-mêmes, comme accompagner une personne à faire sa toilette seule en la valorisant et en assurant que la tâche soit performante.
4. En tant qu’ergothérapeute, vous intervenez également auprès des résidents atteints de la maladie d’Alzheimer. Quels bienfaits cela peut-il leur apporter ?
Intervenir auprès des résidents atteints de la maladie d’Alzheimer permet de maintenir et parfois d’améliorer leurs capacités restantes. En ergothérapie, je me concentre sur des objectifs fonctionnels précis pour chaque résident, que ce soient des objectifs moteurs ou cognitifs. Les ateliers et activités proposés sont adaptés à leurs capacités et leurs intérêts, ce qui contribue à donner du sens à leurs actions et à leur participation.
Comme exemple…
Nous avons des ateliers d’épluchage de légumes et de cuisine, qui non seulement aident à maintenir leurs capacités motrices, mais aussi leur offrent une activité valorisante et significative. Ces activités sont conçues pour redonner du sens à leur quotidien, en les impliquant dans des tâches qu’ils apprécient et qui sont en lien avec leurs habitudes de vie.
Les activités ergothérapeutiques apportent souvent une valorisation personnelle et un sentiment d’accomplissement. Je veille à ce que chaque activité soit pertinente et engageante, permettant ainsi aux résidents de maintenir leur autonomie et d’interagir socialement de manière significative.
Mon objectif est toujours de me servir des capacités des résidents, de les valoriser dans ce qu’ils peuvent encore faire, et de leur proposer des activités qui leur apportent satisfaction et dignité.
- 1. Qu’est-ce que l’ergothérapie et comment est-elle appliquée à la Villa de Valrose ?
- 2. Comment êtes-vous devenu ergothérapeute à la Villa de Valrose ?
- 3. Favoriser l’autonomie des résidents est une priorité pour l’ergothérapeute. Comment mettez-vous cela en place à la Villa de Valrose ?
- 4. En tant qu’ergothérapeute, vous intervenez également auprès des résidents atteints de la maladie d’Alzheimer. Quels bienfaits cela peut-il leur apporter ?

